Mode de fonctionnement:



Qu'est ce qu'un antibiotique?

Waksman est le premier à definir les antibiotiques. Ce sont, pour lui, des substances chimiques produites par des micro organismes et capables, à faible concentration, d'inhiber la croissance d'autres micro-organismes ou même de les détruire. Aujourd'hui cette définition ne semble plus valable car de nombreuses substances, qui auparavant étaient obtenues à partir de culture, sont actuellement synthétisées ou modifiées par synthèse. On préfère donc retenir une définition plus large; les antibiotiques sont des composés chimiques, élaborés par un micro-organisme ou produits par synthèse et dont l'activité spécifique se manifeste à faible dose sur les micro-organismes.

Ils peuvent empêcher le développement des bactéries, ils sont dits bactériostatiques ou bien les détruire complètement,ils sont alors bactéricides.

A l'heure actuelle, on connait plus de dix mille molécules d'antibiotiques mais seulement une centaine est utilisée en médecine.


La bactérie:

Les bactéries sont des cellules procaryotes (dénuées de noyau). Ce sont des organismes parmis les plus simples du monde vivant. Le cytoplasme, entouré d'une membrane plasmique et d'une paroi cellulaire contient uniquement l'ADN circulaire (patrimoine génétique) et les éléments de la synthèse protéique.

La paroi bactérienne:

La paroi bactérienne:

    On distingue deux types de parois, les dites Gram+ et les Gram-. Les pénicillines agissent davantage sur les bactéries Gram+ car la membrane externe étant plus fine, elles peuvent s'introduire dans la bactérie plus facilement.
Cette paroie explique la résistance des bactéries par rapport aux conditions extérieures.
Elle est aussi constituée de Peptidoglycane, jouant un rôle essentiel dans le maintien de l'intégrité de la cellule aussi bien sur le plan de la rigidité que de la résistance à diverses agressions.

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Le mode d'action des antibiotiques:


Les bactériostatiques:

    L'antibiotique bloque la synthèse de la paroi par inhibition de l'enzyme (transpeptidase), ce qui inhibe la synthèse du Peptidoglycane. La bactérie ne peut plus se développer.

Les enzymes nécessaire à la fabrication de la peptidoglycane vont se complexer avec la pénicilline, ce complexe sera donc instable. L'enzyme ne va pas catalyser la réaction avec la pénicilline, ici beta-lactamines, entrainant son blocage et son inactivité.La synthèse de peptidoglycane sera donc interrompue.

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Les bactérioricides:

        L'antibiotique va activer une enzyme qui est en temps normal inactive. Celle-ci hydrolyse le polymère constituant le peptidoglycane entraînant la destruction de la paroi bactérienne, et donc de la bactérie.


Action sur la paroie bactérienne:

        Pendant la synthèse du Peptidoglycane, de nombreuses enzymes interviennent et peuvent donc expliquer sa complexité. Les antibiotiques, ici inhibiteurs de ces enzymes vont pouvoir agir à différents endroits. Ils vont empêcher la dernière étape de sa synthèse.

Les antibiotiques agissent à des niveaux particuliers pour détruire ou empêcher la multiplication des germes. Selon la molécule antibiotique où le germe est combattu, c'est au niveau de la paroi bactérienne, de la membrane cytoplasmique, du chromosome, ou des ribosomes que se déroulent les mécanismes aboutissant au contrôle de l'infection.

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On observe également plusieurs pénicillines qui agissent différemment, par exemple les cibles des beta-lactamines sont les protéines présentes sur la face externe de la membrane plasmique des bactéries que l'on appelle PLP (protéines liant la pénicilline). Il existe différents PLP, chacune de ses PLP a une affinité différente avec les différents antibiotiques.


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        Le mode d'action des antibiotiques est souvent inconnu, il est d'une grande variabilité, voire complexité. Ces antibiotiques peuvent agir à différents endroits d'une bactérie. D'une manière générale il existe deux sortes d'antibiotiques. Leurs actions permettent l'inhibition de leur développement ou leur destruction. La  connaissance peut permettre de comprendre les mécanismes de résistances développés par ces bactéries afin d'empêcher leur  destruction.